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Sous le signe d'un noire azure

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noire-azure

Description :

La vie n'est ni blanche ni noire...elle est grise argenté! parce que gris, c'est trop triste!

Je suis une jeune fille qui aime écrire et je voudrais vous faire partager mon monde intérieur... Donc si vous aimez lire dites moi ce que vous pensez de ceci!

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Un mot de l'auteur (c'est à dire Moi)


"Et dans son coeur danse un chardon"
(Bon le titre n'a pas changr pour le moment...)
Va subir de nombreuses rectification et sera soumis à une réécriture.
Avec la fac de médecine je pense que pourtant tout celà va attendre... peut-être un an.
:o Vous peut-être pas mais moi ça me rend triste quand même... mais si je veux sortir un peu...
Remarque! Il reste du boulot. :| Je m'autopromets que si j'ai le temps je retisserai cette foutu trame principale!
:) C'est obligé que j'achève cette histoire un jour, y'a un personnage qu'il faut que je vous présente.
^^

Allez, amis lecteurs! D'ici là je vous libère!! <3
Un jour surement...

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#Posté le samedi 24 mai 2008 02:28

Modifié le mardi 08 septembre 2009 02:37

L'envol


C'était l'heure où la nuit silencieuse se retirait à l'ouest. Il fallait se décider maintenant. La jeune fille étendue, irait-elle ou ou n'irait-elle pas?... Lauriana réprima un éclat de rire. « mais bien sûre que j'y vais! » s'écria-t-elle en son fort intérieur. Arrachant ses couvertures elle bondit sur le sol, enfila ses tennis et, dans un même élan, saisit son sac et, le passant à son côté, décrocha sa cape et la jeta sur ses épaules. Le tout, dans un bruissement, offrit la brève vision d'un ballet nocturne à quatre paires de yeux immobiles qui y furent... insensibles. La fluidité du mouvement aurait mérité une once d'intérêt, toutefois nous n'en tiendrons pas rigueur à leur malheureuse propriétaire qui s'en trouve d'office excusée puisque son délicat ouvrage arachnéen se trouve régulièrement saccagé en tout impunité par l'ingrate humaine. Celle-ci s'était à présent immobilisée, l'oreille plaquée contre la porte de sa chambre. La jeune fille retint sa respiration. Elle pouvait sentir la froide douceur de la clenche contre la paume de sa main droite et celle de la petite clef qu'elle serrait dans la gauche. Doucement elle la fit pivoter dans la serrure. Il y eut le déclic indiquant l'ouverture du verrou puis plus rien. Silence, silence et resilence. La main de la jeune fille quitta alors la poignée dans une ultime caresse et ne s'y posa plus. Lauriana s'en était détournée.
Bientôt son joli minois apparut à la fenêtre, suivit immédiatement par la haute couette blonde qui accompagnait gracieusement chacun de ses mouvements. Bien que l'horizon se soit éclaircit, l'étroite ruelle qui s'étendait au dessous d'elle était restée parfaitement sombre. Lauriana put se féliciter de posséder une chambre donnant de ce coté-ci car celle de son père, au même étage, s'ouvrait sur la petite place marchande. La jeune fille avaient toujours vécu là, au dessus de l'armurerie paternelle. Fille unique, son avenir était tracé entre ces murs. C'était une chance, une promesse de pouvoir vivre en paix... un statut d'émergé. Sa chambre, depuis le couché du soleil, avait toutefois connu une métamorphose surprenante: disparu joyeux bazar, disparu les chardons séchés ornant les murs, disparu la fine épée suspendue... Seules trônaient, au milieu de la pièce, une enveloppe blanche et la petite clef grise. Perchée sur le rebord de sa fenêtre tel un étrange volatile, Lauriana ne leur adressa qu'un bref regard. A son tour, elle disparut.

La jeune fille se reçue souplement deux mètres plus bas. Elle se redressa et ajusta élégamment sa très belle cape grise, celle bordée de fourrure blanche que lui avait offert son père. Elle lui envoya une petite pensée dans la nuit et, heureuse, le pied allègre, elle s'élancea.

On notera, alors qu'au loin s'évanouit le claquement de ses semelles battant les pavées, que la jeune fille avait bondit du lit tout habillée ce qui suggère par conséquent, eh bien que pour Lauriana, la question du départ ne s'est peut-être finalement pas posée... ;)

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#Posté le mercredi 04 mars 2009 07:35

Modifié le dimanche 15 mars 2009 07:04

Une trace


-Lauriana? Lauriana, descends j'ai besoin de toi...
Vieil homme, Lauriana n'est déjà plus entre ces murs.
- Lauriana? Que fais-tu?
Lauriana se dresse face au soleil levant. Elle avance vite mais ses rêves la devance, galopent et s'envolent. Ils sont déjà en pensée dans la petite ville de Djanzée a plus de 5 heures de marches.
-Lauriana...
Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale lorsqu'il aperçut la porte entrebâillée. C'est assaillit par la peure qu'il saisit machinalement la lettre qui traînait et se laissa choir sur la couchette, ses yeux parcourant sans ciller l'écriture fine et légère de sa fille.

_________________________________________________________________________________________________________________________

Mon petit Dado,

Ne sois pas attristé de mon départ. Tu sais que je n'ai jamais eus pour vocation de suivre le chemin qui m'était désigné comme je sais que nombre de personnes auraient envié sa simplicité.
Mais moi j'ai toujours envié ces chardons, ces enfants sans racines profondes, semés aux quatres vents, libres de se planter où ils veulent... « fils de la misère » disent certain « mauvaise graine » renchérissent les autres... La vie est dure et je la sais sans pitié surtout pour ceux qui se cherchent une place dans ce monde. Nombreux sont ceux qui dépérissent ou qui se font arrêté par les Dragos pour ne pas avoir trouver avant leur 25ème printemps le rôle qu'ils devaient jouer dans notre société.
Oui tout cela j'en ai conscience, mais j'ai encore plus conscience que je n'ai qu'une vie et que je veux la vivre à 200%, à 3000 à l'heure! Alors, Adieu paisible enfance. Je relève le défi et entre aujourd'hui dans le monde de la vie, il est inquiétant certes, mais combien plus intense! J'ai misé toute mon existence dans ce pari à l'issue aléatoire. Mais ne t'inquiète pas. Je saurai tirer mon épingle du jeu. Alors aies confiance en moi puisque c'est la destinée que je me suis choisit!
Ma place étant vaquante à l'armurerie, tu n'as qu'à la proposer à la jeune Nelméa... Tu devrait la trouver sous un portique à deux pas de la porte Nord. Tu peux lui proposer ma chambre... Tu verras, elle est absolument charmante!

A mon retour, je veux te retrouver en pleine forme alors prends soin de toi!
Je t'embrasse fort!

Signé: ton petit oiseau.

_________________________________________________________________________________________________________________________

L'homme soupira. Décidément sa Lauriana savait ce qu'elle voulait. Un sourire naquit lentement sur son visage. Sa fille avait bien hérité du tempérament de feu de celle qui lui avait donné la vie. C'est comme si elle avait tout calculé... Elle sillonnait maintenant les routes au même titre que les chardons et, épargnant à son père une morne solitude, elle avait suggéré de recueillir la jeune Nelméa: d'un caractère doux et paisible, la jeune fille n'était en effet pas faite pour se frayer à coups de hache une place dans la société et seul son bon coeur la préservait encore du désespoir... L'homme adressa une prière aux dieux pour qu'ils protègent son bébé...bon, il avait aussi confiance en elle et n'était pas certain de l'existence d'une divinité se souciant de ses souhaits mais dans le doute... on ne sait jamais...


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#Posté le vendredi 13 mars 2009 13:02

Modifié le dimanche 26 avril 2009 08:02

...


- Nelméa?
Elle examina la pomme qu'elle tenait dans la main et la reposa songeuse sur l'étalage.
- Je l'ai justement croisée ce matin devant les marches de l'église. C'est souvent qu'elle traîne dans le coin. J'imagine qu'elle dort dans une grange, pas loin... Vous la connaissez?
- Pas vraiment... mais je dois lui toucher quelques mots.
- C'est une gamine étrange... Vous aurait-elle causé des ennuis? Ce ne serait pas étonnant après tout: telle mère, telle fille! Vieil adage mille fois vérifié. Oh, ne vous méprenez pas sur mes paroles: ce n'est pas qu'elle était bien méchante, c'est plutôt que c'était un de drôle de numéraux. Croyez-vous qu'elle serait venu causer avec nous autre, ou bien nous aurait rendu quelques services en tant qu'étrangère civilisée fraîchement débarqué? Nani! Elle n'a jamais vraiment su s'intégrer... Enfin, tout cela, c'était avant que les dragos ne l'emporte! Vous avez dû en entendre parler, c'était durant le premier ''nettoyage'' au printemps...
Le premier nettoyage... ça il en avait plus qu'entendu parler, pour sûr! Il les avait même vu en action, les soldats de l'empire. C'était il y a presque sept ans. Sept ans déjà. Une éternité séparait ce printemps de l'hiver qui l'avait précédé. Auparavant les dragos ne s'étaient encore jamais avancés si loin dans le pays et les lois mises en place dans la plaine n'étaient alors que de lointaines fables colportées par les gens de passage. Soit disant que c'était pour le bien du pays... des centaines de personnes avaient été arrêtées. Âgées de plus de 22 ans et n'exerçant pas de travail légal, elles étaient dans l'obligation soit d'entrer dans l'armée, soit d'être transférées immédiatement dans des zones reculées en demande d'hommes. La mère de Nelméa les avait probablement rejoint. Elle n'aurait pas eut le choix. On ne s'oppose pas à l'empire...
- Je ne savais pas que sa mère en faisait partie...
- Bien sûr. La pauvre avait perdu son job suite a un accident... elle n'avait plus l'usage de sa jambe...
Handicapée motrice. Pas su se reconvertir. Inutile à la société. Finalement elle n'avait peut-être pas été déportée...
- Enfin! Toujours est-il que, depuis, je crois que Nelméa a un petit boulot chez le poissonnier, dans l'arrière boutique. Bien que Mme Dufraux prétende qu'il devrait la reconnaître officiellement, il lui paye sa croûte et c'est bien brave de sa part! Moi je dis que c'est amplement suffisant: c'est du tracas et qui plus est elle est encore mineure. Imaginez que le père fut un truand, maraudier de grand chemin! Ce qui est mon avis assurément d'où l'exile de la mère: une graine de vaurien. On ne peut voir d'inconvénient a ce qu'elle se rende ainsi utile... Exploitée! Elle en a de bonnes la mère Dufraux! Si l'on prend en compte le fait qu'elle n'a plus...
- Peut-être vais-je la prendre à l'armurerie, coupa Jöel.
- Vous allez la... Décidément! Moi je vous dit, réfléchissez-y a deux fois... On ne sait pas trop d'où elle vient. Enfin ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu!

L'homme la remercia et prie congé, l'abandonnant au milieu des légumes -son élément- elle même s'étant avéré chevronnée en matière de salades pour bonne femmes. Or il en avait assez mangé pour l'heure et ruminait a présent de sombres pensées. Elle avait ravivé inconsciemment son inquiétude pour Lauriana. Les gens n'aiment pas les étrangers. Evidemment, ils faisaient exception pour certaines catégories. La rose d'or qu'arboraient les nobles faisait ainsi toujours bonne impression chez les commerçants et avec le privilège d'une noble naissance, eux ne redoutaient pas vraiment le ''grand nettoyage''. Mais Lauriana n'en faisait pas partie. Comment se débrouillerait sa petite fille dans un monde pareil? Il avait pleinement conscience que la Lénoza n'était pas la région la plus terrible...mais si elle s'aventurait plus dans le centre... si elle rejoignait la capitale... Le père s'insurgea: Qu'elle mouche l'avait donc piquée? L'anxiété lui rongeait à présent les entrailles. De dépit il se mordit les lèvres jusqu'au sang les ongles de sa main y étant précédemment tous passés. Perturbé il atteignit ainsi la petite place Nord où, effectivement, il n'était pas seul.

- Vous ne seriez pas Nelméa par hasard?
La jolie brunette qui prenait le soleil ouvrit les yeux, visiblement surprise. Elle acquiesça d'un hochement de tête.
- En vérité c'est ma fille, Lauriana, qui m'envoie. Elle... elle est partie tôt ce matin. Elle m'a laissé un mot...
Nelméa lu rapidement le message pendant que l'inconnu continuait embarrassé:
- Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça... enfin si, c'est écrit dans la lettre, mais c'est si soudain... je me demande sérieusement ce qui lui est passé par la tête. A ce que je sache il n'y a rien eut d'inhabituel...
Le visage expressif de la jeune fille passa lentement de l'horreur a un franc amusement. Ses grands yeux noirs se plantèrent alors dans ceux de son interlocuteur. Et brusquement tout bascula.
A travers les yeux de Nelméa l'homme vit la taverne du voyageur qui se situait aux abords de la ville, il vit les chandelles allumées à cette heure avancée, il vit le serveur qui passait devant lui, plateaux en main, et puis, il les remarqua. Deux adolescents de seize-dix sept ans, bruns, plutôt beaux garçon, qui discutaient près de la fenêtre. Lentement la lumière se fit dans son esprit. Cela s'accentua lorsque Lauriana surgit dans son champ de vision se dirigeant a leur rencontre. Le premier s'exprimait avec véhémence; pied sur une chaise, il faisait de grands gestes sous les yeux de son compagnon qui l'observait nonchalamment appuyé contre le dossier de sa chaise. La fille les aborda. Après un bref échange qui sembla l'enchanter, elle prit place à leur table et, attentive, sembla entrer activement dans la conversation. La vision s'estompa.
- Elle est partie avec ces garçons...
Il était atterré. Nelméa haussa les épaules et lui sourit gentiment. Oui, c'était probable.
L'homme s'ébroua. Pas le moment de se laisser abattre. Il avait une proposition a faire, le monde qui continuait d'avancer, l'armurerie a faire tourner...et aussi préparer son retour et l'attendre. Elle n'était pas seule....


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#Posté le dimanche 26 avril 2009 07:56

Modifié le samedi 02 mai 2009 01:10

...


Satisfaite? Voilà enfin la ville de Djanzé! Modeste cité, trois mille habitants, toits d'ardoise et murs de brique, quelques dizaines de caproctines en liberté, trois fontaines, des commerçants qui s'apostrophent à chaque coin de rues et – Lauriana recula pour laisser passer une charrette pleine de fourrage – son petit instinct pour la guider au milieu de ce fatras. Il n'était que trois heures de l'après midi donc d'après ses propres estimations, elle disposait de plusieurs heures devant elle. Goûtant pleinement à sa liberté, la jeune fille résolut de s'aventurer au hasard des rues. La ville n'avait en réalité rien de bien originale: à la périphérie de la Lénoza une région relativement calme reculée dans les terres, elle était l'un des plateau tournant entre Niamurne au nord, Sumadra à l'ouest et une poignée d'autres petites bourgades tranquilles. On y voyait donc défiler de nombreux convois de marchandises et gens de passage ce qui donnait l'impression qu'elle fut en mouvement perpétuel. Les routes de l'est étaient plus calme car du coté du soleil levant la cité était bordée par la barrière rocheuse des Souches reliant directement la Lénosa au reste l'empire. Du point de vu de Lauriana, la seule chose surprenante dans cette banale citée était sans nul doute la vénération que vouaient les habitants à ces espèces de chèvres de plus de 1m de garrot au pelage épais et duveteux. Utiles pour leur lait, leur chaire comme leur pelage, et animal particulièrement adapté à ces régions montagneuses, les caproctines se promenaient librement dans toute la ville réalisant quelques dégâts sur leur passage sans que personne ne s'en offusque... Une lubie étrange.

La rue ombragée qu'elle avait emprunté débouchait sur une place triangulaire où une petite bande c'était regroupée. Au centre du cercle, sous les encouragements fébriles de leurs camarades, deux jeunes garçons s'affrontaient. La scène était courante. Ils étaient tous deux munis de simples bâtons car, d'après ce qu'elle pouvait voir, l'enjeu du combat était la courte épée de bronze qui trônait derrière eux. Lauriana les observa avec intérêt. Il apparaissait que le plus jeune, âgé d'une douzaine d'années, ne manquait pas de ténacité. En effet, alors que le combat faisait rage depuis plusieurs minutes, il enchaînait toujours coup sur coup sans aucun répit et finit par débordé son aîné à qui l'arme échappa. Ses camarades se ruèrent sur le vainqueur avec des cris de joie tandis qu'elle s'éloignait par une rue adjacente. Lauriana adorait ces scènes qui lui rappelaient trop bien sa propre enfance. Toute petite déjà, malgré son statut, elle descendait dans la rue rejoindre les autres gosses du coin. Les années passant, à coup de fronde, de bâtons puis d'épée, elle avait su se faire respecté par tous et, si elle ne s'encombrait pas de diriger toutes les entreprises de sa bande, elle ne n'avait jamais manqué de faire valoir sa propre opinion quand quelque chose ne lui convenait pas. Elle se demandait ce que penseraient les autres en ne la voyant plus. Sûrement qu'ils allaient l'envier d'avoir déserter ces rues dont le quotidien transformaient les murs en prison mais qu'ils n'avaient pu quitter. Comme eux elle avait aimé cette vie confortable mais aujourd'hui elle voyait plus grand.

L'air fraîchissait. La jeune fille s'immobilisa à un croisement indécise. Parmi les quatre auberges qu'elle avait croisé elle en avait retenu deux susceptibles de faire l'affaire: le chaudron dansant et la choppe des souches. Le choix serait décisif pour la suite de son parcours, elle ne devait pas faire erreur. Un tintement de verre brisé suivit d'un grand éclat de rire fusèrent du chaudron dansant. L'atmosphère semblait plus chaleureuse, plus échauffé que dans l'autre auberge et c'est ce qui orienta son choix en sa faveur: c'est là où elle les voyait le mieux se diriger eux aussi. Elle entra et examina rapidement la salle. Le vacarme prenait sa source aux tables du fond où d'apparents habitués s'abreuvaient de bon coeur, apostrophant la patronne et réclamant sa tournée. Lauriana se jucha sur un tabouret près de la porte et entreprit de détailler les autres clients. S'entretenant plus calmement par groupes de trois ou quatre, la plupart, capes et bourses au coté, semblaient être de simples itinérants. Ils paraissaient détendus, leurs glaives reposant pour la plupart négligemment au pied de leur chaise. Elle identifia tout de même parmi eux un sparkeur munit d'un katanas qui devait probablement se charger de la protection des deux commerçants avec qui il conversait. Un parfum nocturne s'engouffra dans la pièce au moment où deux bras s'enroulèrent autour de sa taille l'arrachant à son siège dans un cri.

« - Mais regardez moi qui voilà! Hey, Sheldon! Regarde donc ce que je t'ai attrapé! Désolé mec, mais tu me doit vingt roupilles, si je ne m'abuse!
- Je crois que tu fais erreur, riposta l'interpelé en s'installant près d'une fenêtre, sourire en coin.
- Comment ça? Bien sûre que si ça fait vingt! C'est pas son sosie que je sache! Du moins je ne crois pas... dis-moi mignone, es-tu bien toi même?
- Hein?? Jeyser mais qu'est-ce que tu... ça te dit tu me poses?
- Tiens, tu vois elle se rappelle de nous!
- Encore heureux, s'exclama la jeune fille, on s'est rencontré hier!
- Et elle a toujours aussi charmant caractère! S'égailla Jeyser qui posa délicatement son fardeau sur la banquette où il se laissa tomber. Il enchaîna:
- J'étais persuadé que tu viendrais. Vu ton enthousiasme pour l'entreprise je me suis dit que soit tu crèverait d'envie chez toi, soit tu serais sur les routes avec nous dès aujourd'hui. J'ai donc gagné mon pari puisque te voici ici.
- Lauriana n'était pas avec nous sur les routes aujourd'hui...
Le visage de Jeyser se décomposa. Sa bouche s'ouvrit et se referma dans le vide, temporairement à court de mots. Il se tourna alors vers sa voisine et la chopant par le cou entreprit de lui frictionner le haut du crâne.
- Non mais dites moi que c'est pas vrai, ça! Mais pourquoi tu ne nous a pas attendu, hein? Tu sais ce que ça signifie?!
- Jeyser, arrête de te comporter comme un ivrogne. Ce n'est pas sa faute, si tu lances des paris débiles...
Sheldon soupira. Parfois il avait la nette impression de s'adresser à un jeune chiot plutôt qu'à un être humain du genre homo sapiens doué de raison. Il aurait aussi bien pu faire la conversation à un pied de table, il aurait obtenu le même effet. Ce fut l'arrivée du plat fumant déposé par la serveuse qui marqua la fin de leur lutte. Alors que Jeyser, boudeur, avait entrepris de se venger sur une cote de caproctine Lauriana s'adressa à son compagnon.


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#Posté le mercredi 03 juin 2009 06:27

Modifié le mardi 30 juin 2009 00:53

Du changement...
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#Posté le mardi 21 juillet 2009 02:32

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